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Cette femme Pionnière en recherche Extraterrestre ?

L’actrice Jodie Foster l’avait incarnée dans le film Contact sorti en 1997. Jill Tarter est sans conteste une personnalité de premier plan dans la recherche de vies extraterrestres, mais pas seulement. Voici un petit retour sur l’incroyable parcours d’une femme forte dans un monde essentiellement composé d’hommes.

Âgée aujourd’hui de 72 ans, cette astronome américaine de renom a été une des premières scientifiques à chercher des extraterrestres de façon méthodique pour le SETI Institute, au sein du centre de recherches qu’elle dirige aujourd’hui. Il faut savoir que SETI signifie « Search for Extra-Terrestrial Intelligence » (recherche d’une intelligence extraterrestre).

Jill Tarter était passionnée par la perspective de trouver de la vie ailleurs, mais ce n’était pas son seul champ de recherche. L’intéressée est également connue pour avoir défini les « étoiles de masse insuffisante pour entretenir une fusion d’hydrogène », en créant le terme naine brune en 1975.

L’astronome, maintes fois récompensée notamment par la NASA, est également cofondatrice du HabCat, ou Catalogue de systèmes stellaires habitables, sous l’égide du Projet Phoenix créé en 1995 (issu du programme SETI), qui avait pour objectif de rechercher une intelligence extraterrestre par l’analyse des caractéristiques de signaux radio. Le HabCat contient actuellement 17 129 « étoiles habitables ».

Et pourtant, Jill Tarter était la seule fille d’une promotion 300 ingénieurs lorsqu’elle étudiait à l’Université Cornell (Ithaca, état de New York) dans les années 1960. L’astronome, interviewée récemment par Vice News, se souvient avoir été mise à l’écart au sein de la fac, puisque son dortoir était situé à l’autre bout du campus, alors que celui des garçons était juste à côté de leur école. La politique vestimentaire était également très stricte et Jill a été contrainte de porter une jupe, même en hiver. De plus, alors que les garçons s’entraidaient dans leurs travaux, elle se débrouillait seule, une situation frustrante qui l’a pourtant menée au succès.

Selon elle, depuis 40 ans, des progrès ont été réalisés pour plus de parité entre les hommes et les femmes, mais« de récents événements me laissent penser que j’avais tort », déclare-t-elle, en référence à l’astronome de renomGeoff Marcy, déclaré coupable fin 2015 dans une affaire de harcèlement à l’Université de Berkeley (Californie) où Jill Tarter avait également étudié.

« Les hommes de pouvoir – et plus généralement les gens qui ont dû pouvoir – cherchent à imposer leur domination sur les plus faibles. Ils cherchent des gens qui dépendent d’eux. Lorsque vous êtes à la fac, la dépendance envers votre professeur dure un certain temps, parce qu’il y a toujours la perspective d’avoir un emploi par la suite. »

Avant de devenir la directrice du centre de recherches SETI, elle a été à l’origine du développement de ce programme, poussée par sa curiosité envers l’existence de potentielles vies extraterrestres. À l’Université de Berkeley, elle fût attirée par un petit centre de recherche situé au bout du campus, dans lequel elle a commencé par programmer des ordinateurs obsolètes de type PDP-8. Le directeur de ce centre, qui allait devenir le SETI, avait fait passer à Jill Tarter un exemplaire du Project Cyclops (fichier PDF), un dossier de la NASA édité en 1971 résumant les avancées en matière de recherche de signaux artificiels en provenance de l’espace. C’est là que tout a commencé !

« Pendant des millénaires, on a demandé à des prêtres et des philosophes si nous devions croire en une vie extraterrestre. Et puis est arrivé le jour où nous avons eu les moyens adéquats pour vérifier ! Des télescopes, des ordinateurs et des ingénieurs pour récolter les informations. » indique la chercheuse.

Tout récemment, des signaux trouvés par deux physiciens et astronomes laissent penser que 234 civilisations extraterrestres auraient décidé de communiquer avec la Terre, des informations que des membres du programme SETI s’apprêtent à étudier. À suivre !

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