L’illusion de Ninio, illusion d’optique qui enflamme Internet

Les internautes semblent prendre un malin plaisir à se faire avoir par des illusions d’optique en tous genres. La dernière en date est l’illusion de Ninio, une image qui...

Les internautes semblent prendre un malin plaisir à se faire avoir par des illusions d’optique en tous genres. La dernière en date est l’illusion de Ninio, une image qui comporte douze points noirs en certains endroits, mais que notre cerveau ne peut voir simultanément, nous donnant l’illusion d’une image qui bouge.

Après « l’affaire » de la robe bleue ou blanche, ou encore ce simple rond rouge à l’intérieur duquel une forme est à distinguer, une nouvelle illusion d’optique vient enflammer le web et les réseaux sociaux. C’est le japonais Akiyoshi Kitaoka, professeur au département de psychologie de l’université Ritsmeikan de Kyoto, qui a posté cette illusion d’optique sur son compte Facebook ce dimanche en début d’après-midi, avec déjà plus de 9 000 partages. Quelques heures plus tard, c’est le développeur de jeux vidéos Will Kerslake qui a lui tweeté l’illusion, avec pour l’heure plus de 20 000 retweets. Cette image représente des intersections entre des lignes grises sur un fond blanc, avec douze points noirs disposés à certains endroits où les lignes se croisent.

L’origine de cette illusion d’optique est à retrouver dans cet article scientifique datant de l’an 2000 dans la revue Perception. Connue sous le nom de l’illusion de Ninio, du nom du chercheur en physique, Jacques Ninio, qui l’a inventée, il s’agit d’une variante de la grille d’Hermann, une illusion d’optique nommée d’après le physiologiste allemand Ludimar Hermann qui l’a découverte il y a plus de 100 ans. Il s’agit d’une grille en noir et blanc qui donne l’illusion que des points gris apparaissent aux intersections, à cause du contraste.

Pour en revenir à cette illusion de Ninio, si la plupart des personnes ne peuvent voir les douze points noirs simultanément, c’est à cause de notre vision périphérique. En effet, lorsque nous fixons un point précis, notre œil voit mal sur les côtés et le cerveau compense tant bien que mal. Ainsi, notre matière grise extrapole à partir des informations visuelles à sa disposition et imagine ce qui devrait figurer en périphérie. Si l’on cesse de fixer un point précis de l’image et que l’on balade nos yeux tout au long de celle-ci, les points semblent apparaître puis disparaître au gré de la « balade » de nos yeux.

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