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Signal venu de l’espace tient en haleine les scientifiques

Une étoile semblable à notre soleil, située à des dizaines d’années-lumière de la Terre émet un signal qui laisse perplexe les astronomes. Il ne s’agit probablement pas du signe d’une civilisation extraterrestre avancée mais tout de même, l’Organisation internationale de recherche de vie intelligente extraterrestre (Seti) s’intéresse de près à cette affaire.

Le signal a été détecté par le radiotélescope russe Ratan-600 le 15 mai 2015. L’étoile émettrice, nommée HD164595, se trouve à 94 années-lumière de la Terre, dans la constellation d’Hercule. Bien que la thèse d’un contact avec une vie extraterrestre intelligente soit pour l’instant écartée, le Seti (Search for Extraterrestrial Intelligence) a décidé de suivre de près l’évolution du fameux signal, en pointant depuis le 28 août son radiotélescope – l’Allen Telescope Array (ATA) – en direction de l’étoile HD164595.

Le signal présenterait des caractéristiques intrigantes, révélées par le blogueur Paul Glister qui a publié un article sur le sujet, après avoir assisté le week-end dernier à une présentation de l’astronome italien Claudio Maccone. Ainsi, la prochaine réunion du congrès international du Seti, qui se déroulera à Mexico le 27 septembre 2016, portera sur le signal.

Paul Glister indique dans son article que « personne ne prétend qu’il s’agit là de la trace d’une civilisation extraterrestre » mais que « le signal est suffisamment provocant pour que les chercheurs du Ratan-600 appellent à une surveillance permanente de cette cible ».

À quoi ressemble ce signal ? Il s’agit simplement d’un gros « bip » de deux secondes suivi d’un retour au silence. L’intrigue se situe justement à ce niveau puisque selon les chercheurs, il n’y a que 0,02% de chances que le signal soit ce que l’on appelle un bruit ambiant (résultant de la mesure de ce dernier). Néanmoins, pour pouvoir affirmer qu’il est de source artificielle, il faudrait que l’onde se répète, ce qui constituerait un critère suscitant un fort intérêt du Seti. L’institut préfère pour l’instant parler d’un signal « intéressant », ajoutant qu’il pourrait tout aussi bien s’agir d’interférences terrestres.

« Il y a environ un candidat Seti tous les trois ans. [Ils] ont toujours été démentis ou expliqués avec un phénomène naturel » explique l’astrophysicien français Jean Schneider pour le HuffingtonPost.

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