Nibiru, Planète X, Tyché, planète 9, Phattie: 5 noms pour la même planète cachée du système solaire

Nous sommes loin d’avoir percé tous les secrets de notre système solaire et chaque jour nous apporte son lot de découvertes. Dans ce cadre, peut-être en saurons-nous bientôt un...

Nous sommes loin d’avoir percé tous les secrets de notre système solaire et chaque jour nous apporte son lot de découvertes.

Dans ce cadre, peut-être en saurons-nous bientôt un peu plus sur l’une des hypothèses posée à la suite de la découverte de la planète Neptune en 1846.

Depuis cette date en effet de de nombreuses spéculations commencèrent à émerger concernant l’existence d’une autre planète pouvant exister au-delà de son orbite.

Dénommée planète X (elle aurait été ç l’époque la 10ème planète si Vénus était restée classée planète) ou encore Nibiru (nom issu de l’astrologie babylonienne qui correspond à un personnage du poème de la création) ou bien tout simplement planète 9 (par les astronomes) ce corps céleste reste encore une énigme même si son existence semble de plus en plus probable.

L’origine de l’hypothèse.

Dans les années 1840, le mathématicien français Urbain Le Verrier utilisa la mécanique newtonienne pour analyser les perturbations de l’orbite d’Uranus, et émit l’hypothèse qu’elles étaient causées par l’attraction gravitationnelle d’une planète n’ayant pas encore été découverte.

Il prédit la position de cette nouvelle planète, et envoya ses calculs à l’astronome allemand Johann Gottfried Galle.

Le 23 septembre 1846, la nuit suivant la réception de la lettre, Galle et son étudiant Heinrich d’Arrest trouvèrent Neptune, exactement là où Le Verrier avait prédit.

Il demeurait malgré tout des écarts dans les orbites des géantes gazeuses.

Ceux-ci sont donc considérés comme des indices de l’existence d’une autre planète orbitant au-delà de Neptune.

La recherche de cette dernière commence réellement au milieu du XIXe siècle et culmine au début du XXe avec Percival Lowell.

Il propose l’hypothèse de la Planète X pour expliquer les contradictions apparentes dans les orbites des planètes géantes gazeuses (Uranus et Neptune).Ilpense que celle-ci prend 25000 ans pour faire le tour de son orbite.

La découverte de Pluton par Clyde Tombaugh en 1930 semble valider cette hypothèse car elle confirme que Pluton ne dispose pas de la taille suffisante pour que sa gravité puisse affecter les géantes de gazeuses.

Les trouvailles récentes

2005 – Découverte de Sedna, d’Orcus ou encore d’Éris

Plusieurs objets de grande taille tels que Sedna et Orcus ou encore Éris sont découverts.

Pourtant la plupart des astronomes s’accorde pour dire qu’ils ne correspondent pas à l’astre recherché.

2008 – Une « Super-Pluton »

Le magazine « Ciel et espace » en date de mars 2008 annonce qu’une planète de la taille de la Terre pourrait d’exister et se situer dans une zone externe du Système solaire probablement au-delà de la ceinture de Kuiper.

Ce sont Patryk Lykawka et Tadashi Mukai de l’université de Kobe au Japon qui bâtissent cette prévision.

Ils y estiment qu’une planète de la taille de la Terre resterait à découvrir. Ce scénario est d’ailleurs confirmé par des Allemands (université de Tübingen) et des Italiens.

Le diamètre de cette « Super-Pluton » serait proche de celui de la Terre.

Il est estimé entre 10 000 km et 16 000 km. Sa masse serait plus faible que celle de notre planète pour se situer entre 0,3 et 0,7 fois celle de la Terre.

 

2011 – Les calculs via WISE

John Matese et Daniel Whitmire calculent à leur tour qu’une planète de très grande taille doit se trouver dans la partie extérieure de notre système solaire, dans la périphérie externe du nuage d’Oort pour être exact.

Ils prédisent l’existence de ce corps en étudiant la trajectoire qu’empruntent certaines comètes à leur entrée dans le système solaire. Ils pensent que cette planète gazeuse serait bien plus massive que Jupiter.

Ils ont prédit l’existence de ce corps en étudiant la trajectoire particulière qu’empruntent certaines comètes à leur entrée dans le système solaire à nouveau.

Ils le baptisent Tyché (divinité grecque garante de la prospérité des cités).

Ils pensent que les données fournies par le télescope spatial Wide-Field Infrared Survey Explorer (WISE) de la Nasa permettront d’en déterminer rapidement l’existence.

Il s’avère que la conclusion de leur étude sera très controversée et que contrairement à leurs l’équipe réunie autour du télescope Wise publiera un démenti catégorique par rapport à la supposée confirmation de cette hypothèse.

 

2012 – Les calculs de Rodney Gomes

Une étude de Rodney Gomes (astronome à l’observatoire national de Rio de Janeiro au Brésil) permet de déterminer qu’une planète de quatre fois la taille de la Terre devrait se situer au-delà de Neptune.

Trop lointaine et trop sombre pour être observée facilement par des télescopes Terrestres elle serait néanmoins influente gravitationnellement sur les petits objets de la ceinture de Kuiper, ce qui permettrait d’expliquer les orbites spécifiques de certains d’entre eux.

Le diamètre de ce corps hypothétique n’est pas clairement déterminé. Gomes estime qu’une planète de la taille de Neptune, soit environ quatre fois plus grosse que la Terre et située à environ 260 milliards de kilomètres du Soleil serait compatible avec ces prévisions.

Il imagine une planète vagabonde « éjectée » de la place qu’elle occupait initialement dans son système solaire, puis capturée gravitationnellement par le Soleil.

 

2014 – un nouveau signe …

Dès sa découverte, il fût admis que Sedna disposait d’un périhélie (point d’orbite le proche du Soleil) extrêmement éloigné.

L’explication proviendrait du fait son orbite aurait été perturbée par une planète transneptunienne. Si tel fût le cas alors d’autres objets célestes situés à proximité devraient disposer d’un périhélie du même type.

Les recherches débutèrent et en 2014, les astronomes annoncèrent la découverte de 2012 VP113 objet stellaire disposant d’une orbite aussi excentrique que celle de Sedna à une distance de 80 unités astronomiques, ce qui en fait le corps connu du Système solaire ayant le périhélie le plus grand.

Ils pensent alors qu’il est probable qu’une planète massive soit située aux confins du système solaire ce qui expliquerait es anomalies dans les orbites à la fois de 2012 VP113, de Sedna et d’autres objets de la ceinture de Kuiper.

2016 – Phattie, la Planète Neuf, une super-Terre vingt fois plus éloignée que Neptune ?

Un article plublié dans «The Astronomical Journal » en date du 20 janvier 2016 et rédigé par Konstantin Batygin et Michael E. Brown traite de la possible existence d’une planète supplémentaire à grande distance du Soleil.

Elle est officieusement baptisée « Phattie ».

Le principe retenu pour expliquer l’existence de cette planète se base à nouveau sur le périhélie  semblable observé dans ‘orbite de plusieurs objets transneptuniens. Pour les astronomes cette planète serait donc une super-Terre ou une planète comparable à Neptune.

Serait-elle responsable des extinctions périodiques sur Terre ?

C’est probable et c’est ce que pense le professeur Daniel P. Whitmire, de l’université de l’Arkansas.

A ses yeux si elle existe alors elle dispose des caractéristiques idéales pour générer les extinctions de masses qui surviennent sur Terre environ tous les 27 millions d’années.

Ces catastrophes pourraient être déclenchées par des multitudes de comètes qui seraient propulsées hors de la ceinture de Kuiper du fait de l’influence de cette planète dans leur orbite.

La dernière extinction de ce type datant d’environ 11 millions d’années nous disposerions donc encore théoriquement de 16 millions d’années pour pouvoir nous détruire de façon autonome d’ici là (gageons que nous y mettrons beaucoup moins de temps …).

Peut-on croire aux prévisions et aux documents vidéo qui annoncent son arrivée prochaine à proximité du système solaire et de la Terre ?

Absolument pas, ces éléments ne sont que mensonges et impostures.

Si une telle planète approchait vraiment elle serait précédée d’un lot de catastrophes naturelles inimaginables et nous ne serions vraisemblablement déjà plus de ce monde pour en discuter.

Serait-elle propice à la vie ?

Il y  a peu de chances que ce soit le cas.

Ne disposant pas d’une source d’énergie telle que le Soleil assez proche de sa surface elle doit s’apparenter à une géante gazeuse ou à un monde de glace.

A quand la confirmation de sa découverte ?

Certainement dans un avenir proche et probablement dans moins d’une décennie si les astronomes s’en donnent la peine.

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