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La momie d’un enfant recouvert de cuivre se révèle enfin

Il y a quelques mois les restes d’une momie étaient découverts enveloppés dans de l’écorce de bouleau dans une ancienne nécropole près de Salekhard, en Sibérie. Étudiée, l’ancienne momie pourrait nous révéler comment les gens vivaient en Arctique il y a 800 ans.

En novembre 2011, les archéologues présents sur le site d’une ancienne nécropole, près de Salekhard, estimaient que les restes révélés à leurs yeux étaient ceux d’un enfant, âgé de 6 ou 7 ans, datant du 12e ou 13e siècle apr. J.-C.. Incroyablement bien conservé, ce « cocon » d’un 1,30 m de long pour environ 30 cm dans sa partie la plus large contenait du cuivre qui, combiné avec le pergélisol, a entraîné une momification accidentelle. Extrait en une seule pièce pour être étudié, l’enfant se révèle enfin, nous offrant nouveaux détails sur la façon dont les tribus vivaient dans le froid profond du nord de la Russie il y a huit siècles.

Auparavant, les archéologues avaient découvert 34 tombes peu profondes sur ce même site médiéval, comprenant 11 corps avec des crânes manquants ou brisés et des squelettes écrasés. Cinq momies avaient également été trouvées recouvertes de cuivre, mais aussi de fourrure de renne, de castor, de carcajou ou d’ours. Mais c’est bien la momie de cet enfant qui intéresse le plus les scientifiques. Comme le signale Sergey Slepchenko, chercheur à l’Institute of the Problems of Northern Development, Tyumen : « cette momie a été préservée naturellement, et les organes internes n’ont pas été retirés, contrairement aux momies artificielles « .

Une donnée importante puisque, rejoint par l’un des plus grands experts internationaux pour la recherche arctique, le Professeur Dong Hoon Shin, de l’Université nationale de Séoul, le chercheur a pu recueillir des échantillons de tissus et sonder les organes internes de l’enfant. «Tout cela va nous aider à en apprendre autant que possible sur le mode de vie de cet enfant – comment il a vécu, ce qu’il a mangé » a déclaré le Dr Slepchenko. Il enchaîne :  » Si nous sommes chanceux, nous avons une petite chance de découvrir la raison de sa mort. Les chances ne sont pas grandes, mais nous espérons. »

Ce que l’on sait, c’est que le corps appartient à une mystérieuse société médiévale, dont des liens ont été constatés avec la Perse malgré sa situation sur les bords de l’Arctique Sibérien. Pourtant, l’espoir des scientifiques réside sur l’espoir d’établir, grâce à l’ADN prélevé, des liens vers les Sibériens modernes. D’ailleurs, pour la petite anecdote, les populations locales font aujourd’hui la queue pour donner des échantillons de sang pour l’analyse génétique, dans l’espoir d’avoir des liens de parenté avec l’enfant.

En attendant de pouvoir reconstituer le visage de l’enfant sur ordinateur, les analyses de l’intestin ont déjà permis de savoir que le jeune homme souffrait de vers. Affaire à suivre.

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